| Rappel clinique et biologique | Moyens d'exploration | Diagnostic étiologique |
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L'ARBRE URINAIRE SANS PREPARATION |
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Le cliché d'ensemble de face en décubitus dorsal est souvent suffisant. Parfois, il ne dégage pas parfaitement les ombres rénales, masquées par les projections digestives. Si le doute persiste sur une opacité, d'autres incidences seront réalisées : clichés de face d'ensemble ou centrés sur les reins avec une compression pour dégager les projections digestives, ou encore en procubitus, l'autocompression supprimant les superpositions. |
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Un cliché de profil droit ou gauche permet d'affirmer l'origine rénale des calculs qui se projettent en postérieur sur le rachis Une incidence oblique postérieure droite ou gauche à 45° dissocie les calcifications rénales des calcifications extra rénales de siège antérieur (vésicule, cartilages costaux) et indique la localisation anatomique sur le trajet de la voie excrétrice. Un cliché en positions debout apprécie la fixité de la calcification par rapport au rein et la sédimentation d’un contenu opaque. 2/-
Le but de l’examen Des modifications des repères rétro péritonéaux telles un effacement partiel ou total du bord externe du psoas, la présence d’une opacité de tonalité hydrique associée ou non à l’effacement ou au déplacement de l’ombre rénale et refoulement antérieur des clartés digestives peuvent être détectées. Enfin l’AUSP permet de rechercher des clartés gazeuses rétro péritonéales (pyélonéphrite emphysémateuse) et d’étudier le squelette et les parties molles extra urinaires. |
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| Arbre urinaire sans préparation. Il permet l'étude des ombres rénales, des bords externes des psoas et la recherches d'opacité de tonalité calcique en projection de l'arbre urinaire. Chez ce patient, on note la présence d'une opacité de tonalité calcique en projection du trajet de l'uretère iliaque gauche. |
| Arbre urinaire sans préparation montrant bien les deux ombres rénales. |
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L'UROGRAPHIE INTRAVEINEUSE |
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Il n’y a pas d’UIV standard mais elle doit être adaptée à chaque patient. Il est préférable de la réaliser à distance de l’épisode hémorragique initial afin d’éviter la présence de caillots sanguins gênant l’interprétation. |
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La vidange vésicale en début d’examen est indispensable pour obtenir une meilleure étude de la muqueuse vésicale. Le produit de contraste (PDC) doit être utilisé à une dose élevée pour un bon remplissage des cavités urinaires. Les produits faiblement osmolaires permettent une meilleure étude de la muqueuse des voies excrétrices . L’UIV doit obligatoirement permettre d’étudier les reins, les cavités pyélocalicielles, les uretères, la vessie et l’urètre. Au moindre doute, il ne faut pas hésiter à réaliser des compressions et des incidences variées. La compression doit être systématique en cas de suspicion d’une tuberculose ou de tumeurs des voies excrétrices. Elle est contre indiquée dans les suites immédiates d’une laparotomie ou d’une contusion du haut appareil urinaire et en cas d’anévrisme de l’aorte abdominale. |
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L'ECHOGRAPHIE COUPLEE AU MODE DOPPLER |
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1/- Technique Elle peut être réalisée après injection de produit de contraste ultra-sonographique soit en mode conventionnel soit en mode harmonique ou en inversion de phase.
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2/- But L’échographie permet une bonne étude des deux reins, de la vessie et de la prostate. L’étude du rein permet de mettre en évidence une tumeur rénale sous la forme d’une masse solide échogène. Un rein non fonctionnel à l’UIV peut révéler à l’échographie une tumeur rénale, une hydronéphrose ou une pyonéphrose. L’étude de la vessie à la recherche d’une cause à l’hématurie peut révéler une tumeur vésicale ou lithiase urinaire radio transparente. Par voie endocavitaire, l’échographie permet une étude précise de la prostate et de l’urètre. Le doppler fournit par le calcul des index de résistance des artères intrarénales des informations sur l’état de tension des cavités rénales. En effet, l’augmentation des index de résistance des artères intrarénales >0,70 du côté de l’obstruction et la différence (∆IR) entre les index de résistance du côté sain et le côté pathologique supérieure ou égal à 0,08 doit être considérée comme anomalie et orienter vers le diagnostic d’une obstruction 4. Le doppler couleur permet, grâce à l’artéfact de scintillement, de séparer les zones hyperéchogènes calcifiées de celle qui ne le sont pas. Le Doppler permet d’étudier le jet urétéral qui en cas d’obstruction urétérale sévère peut disparaître ou devenir continu et de faible intensité. Le Doppler permet d’étudier la vascularisation au sein d’une masse rénale ou rechercher une anomalie de la vascularisation rénale.
3/- Inconvénients Bien que non invasive et d’un grand apport diagnostique, l’échographie ne permet pas une étude de la fonction rénale, des uretères s’ils ne sont pas dilatés et de l’urètre. En cas de dilatation, elle ne permet pas de différencier entre une distension et une hypotonie. Elle doit être dans ce cas couplée au mode doppler pour l'étude des index de résistance. |
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| Echographie vésicale couplée au mode Doppler couleur montrant un jet urétéral. |
| Echographie rénale droite. Dilatation pyélique et urétérale sur un calcul urétéral lombaire qui se présente sous la forme d'une image hyper échogène donnant un cône d'ombre postérieur. |
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LA CYSTOSCOPIE |
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Elle est pratiquée à titre diagnostic quand l’UIV et l’échographie sont négatives. Une hématurie terminale avec une UIV normale justifie une cystoscopie à la recherche d’une lésion du bas appareil urinaire telle une tumeur vésicale de petite taille ou un carcinome vésical in situ qui peut être vu à la cystoscopie sous forme de plages rougeâtres de la muqueuse vésicale qu’il faut biopsier. Dans le cas d’une hématurie totale avec une UIV et une échographie normales, une cystoscopie en période hématurique est indiquée et permet de déterminer le côté qui saigne en montrant une éjaculation sanglante unilatérale à travers un méat urétéral. Ces constatations orientent le radiologue dans la suite de l’exploration de cette hématurie. |
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LA TOMODENSITOMETRIE |
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Elle n’est généralement pas indiquée pour le diagnostic étiologique mais
intervient le plus souvent dans le bilan d’extension des tumeurs. La technique
dépend de la pathologie étudiée. La TDM hélicoïdale est actuellement utilisée pour le diagnostic d’une colique néphrétique aiguë. L’acquisition en mode spiralé comportera dans ce cas une pile de coupes de 5mm d’épaisseur jointives depuis le pôle supérieur des reins jusqu’au plancher vésical et ceci sans injection de produit de contraste ni opacification digestive 5. |
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En cas de pathologie tumorale, traumatique ou infectieuse, elle doit être
réalisée sans puis après injection de produit de contraste. Un cliché
d’urographie est réalisé au décours de l’examen.
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LES EXPLORATIONS VASCULAIRES |
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L’aortographie globale ou l’artériographie rénale sélective plus ou moins couplée à l’angiographie intra-veineuse numérisée sont envisagées : |
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AUTRES EXPLORATIONS |
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Les opacifications rétrogrades (urétro-cystographie rétrograde, urétéro-pyélographie rétrograde) ou antégrades n’apportent généralement rien de plus que l’UIV. Elles ne sont indiquées que pour pallier aux insuffisances de l’UIV (rein muet, sténose urétérale). La radiographie du thorax est habituellement demandée dans le cadre d’un bilan d’extension d’une tumeur. Elle peut également orienter le diagnostic étiologique en montrant des signes en faveur de métastases ou de tuberculose pulmonaire. |
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Réalisé par Drs Nouira Yassine et Nouira Kaïs |
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