Le Président de la République Zine El Abidine Ben Ali a adressé récemment au Dr. Abdeljelil Temimi, Professeur à la
Faculté des Sciences Humaines et Sociales de Tunis I et Directeur Général de la FTERSI, un message d'encouragement aux
activités culturelles et sientifiques que mène cette Fondation dans le domaine de la Recherche en Sciences Humaines et
Sociales .
Le Prof. Temimi a annoncé de sa part que ce message du chef de l'Etat est un témoignage aux nobles attitudes et
traditions de notre pays dans l'encouragement des institutions de recherches qui œuvrent pour le rayonnement scientifique et
civilisationnel de notre pays . Il a ajouté : "Je crois sincèrement que ma carrière scientifique universitaire ainsi que mon œuvre
pour la défense des valeurs et de l'éthique nous soutiennent dans la mise en application de la stratégie de recherche que j'ai
conçue en 1973 avec la parution de la Revue d'Histoire Maghrébine (RHM) et surtout avec la création et l'inauguration de la
FTERSI en 1989. Mes remerciements à Monsieur le Président pour sa confiance, sa compréhension qui constituent une source
de satisfaction et d'honneur" .
Le grade de Professeur Émérite :
En effet les activités scientifiques de la Fondation se sont multipliées ces deux dernières années à tel point que le Prof. A. Temimi pour s'y consacrer totalement, fut obligé de demander de sa propre initiative, congé de la Faculté des Sciences Humaines et Sociales et du Rectorat après vingt six ans d'enseignement continu ; ce qui lui a été accordé à partir du premier octobre 1998 ; c'est ainsi que le Conseil Scientifique de la Faculté dans sa réunion plénière fin septembre, lui a accordé à l'unanimité de ses membres, le grade de Professeur Emérite, eu égard au rôle qu'il joua dans le rayonnement de l'Université de Tunis I, à l'encadrement de très nombreux historiens tant Tunisiens qu'Arabes, à son parcours universitaire et à sa réputation sur le plan arabe et international : les trois décorations internationales octroyées au Prof. Temimi cette même année (octobre 1997 - septembre 1998) sont le dernier témoignage (voir les numéros 9 et 12 de ce bulletin).
Durant l'année écoulée, nous avons réussi à faire paraître quatorze volumes y compris les numéros 89-90 et 91-92 de la Revue d'Histoire Maghrébine (RHM) (1248 p.), les numéros 17-18 de l'Arab Historical Review for Ottoman Studies (AHROS) (613 p.) et les numéros 3 et 4 de la Revue Arabe d'Archives, de Documentation et d'Information (RAADI) (332 p.). Le total des pages de nos publications est de 5500 p. ; notons ici qu'une page chez nous équivaut à deux pages dans d'autres revues similaires. Ainsi durant l'année 1998 nous avons publié les titres suivants :

Fethi Lissir, Les tribus de l'extrême sud tunisien sous administration militaire française : cas de la confédération de Ourghemma (1882-1939), préface du Prof. Mohamed Hédi Chérif, 404 p., Juin, 1998, ISBN 9973-719-76-X.

Actes du IIe Congrès du Corpus d'archéologie ottomane dans le monde sur : Architecture des demeures, inscriptions funéraires et dynamique de restauration, 521 p. (en anglais, français et arabe), illustrations en couleur et en noir et blanc + index, Zaghouan, Août, 1998. ISBN 9973-719-77-8.

Actes du 1er Congrès sur : Méthodologie de l'histoire des mouvements nationaux au Maghreb, 424 p., (en français, espagnol et arabe), index, Zaghouan, Septembre, 1998. ISBN 9973-719-78-6.

10- Actes du VIIe Symposium International d'Etudes Ottomanes sur : La société et l'Etat dans le Monde Ottoman, 155 p. (en français et anglais) et 479 p. (en arabe), Septembre, 1998.
ISBN 9973-719-79-4.

Abdel Rahim Abderrahmen Abdel Rahim, The Documents of the Egyptian Courts Related to the Maghariba (1604-1650), T. III, 244 p. (en arabe) + un résumé en anglais, Octobre 1998, ISBN 9973-917-80-8.
ISBN 9973-719-79-4.

Revue Arabe d'Archives, de Documentation et d'Information (RAADI), Nos 3-4, 226 p. (en arabe) et 106 p. (en français et anglais), Octobre, 1998, ISSN 0330-6763.

Arab Historical Review for Ottoman Studies (AHROS), Nos 17-18, 613 p. (en arabe, français et anglais), Octobre, 1998, ISSN 0330-8081.

Abderrahim Benhadda, Le Maroc et la Sublime Porte, XVIe-XVIIe siècles, 258 p. (en arabe) + 18 p. (résumé condensé en français) Novembre, 1998, ISBN 9973-719-81-6.
Ainsi le nombre de volumes publiés est de quatorze contre treize l'année dernière; notons également que durant la première semaine de janvier, nous avons publié un nouvel ouvrage :
Mohamed Dhifallah, Le mouvement étudiant Tunisien 1927-1939, préfacé par Prof. A. Temimi, 378 p., Janvier 1999.
ISBN 9973-719-82-4.
Le nombre de pages a enregistré, quant à lui, une nette amélioration, il est passé de 4740 p. en 1996 à 5187 en 1997 pour atteindre 5500 en 1998.
Quant au nombre d'études, il est de 176 contre 121 en 1996 et 244 en 1997. Ces études nous sont parvenues des 24 pays suivants : Tunisie : 70, Algérie : 20, Maroc : 17, Egypte : 12, Irak : 9, Turquie : 8, France : 6, Arabie Séoudite : 4, Libye : 5, Etats-Unis : 3, Italie : 2, Liban : 2, Syrie : 2, G. Bretagne : 2, Japon : 1, Hongrie : 1, Bosnie Herzégovine : 1, Jordanie : 1, Bulgarie : 1, Allemagne : 1, Yougoslavie : 1, Mauritanie : 1, Espagne : 1, Koweït : 1.
Par ailleurs ces études se répartissent entre les langues suivantes : l'arabe : 88 c'est-à-dire 50% du nombre total, le français : 67, l'anglais : 20 et l'espagnol : 1. Si nous veillons à ce qu'il y ait un équilibre entre notre langue nationale et les langues étrangères, c'est par fidélité à l'esprit d'ouverture sur lequel se base notre initiative scientifique.
La diversité de ces publications sur bon nombre de sujets montre, si besoin est, l'intérêt toujours grand que porte la Fondation pour les Sciences Humaines et Sociales : Histoires des Provinces Arabes, Histoire Ottomane, Archéologie Ottomane, Histoire Morisque, Histoire Contemporaine : Mouvements Nationaux, kémalisme et Modernisme en Turquie et dans les pays Arabes, Recherche Scientifique, Information, Documentation et Archivistique.
Une dernière remarque à souligner ici, c'est la publication de trois revues scientifiques assumées par notre Fondation à savoir : I- la RHM, II- L'AHROS et III- La RAADI. Ces trois revues ont totalisé pour l'année 1998 : 1246 p. + 613 p. + 336 p. ; c'est à dire 2195 ; le nombre total des participants y est de 94 qui se répartissent comme suit 52 pour la RHM, 26 pour l'AHROS et 16 pour la RAADI ; ces chercheurs appartiennent à 18 nationalités différentes : on y distingue notamment trente chercheurs tunisiens ce qui a fait de nos revues le reflet de l'état de la recherche scientifique en histoire et en bibliothéconomie dans notre pays, 13 chercheurs d'Algérie, Irak : 9, Maroc : 8, Egypte : 7, France : 5, Libye : 4, Turquie : 4, Etats-Unis : 3, Arabie Séoudite : 3, Italie : 2, et un de chacun des pays suivants : Bulgarie, Japon, Koweït, Liban, Qatar, Syrie.
Ainsi, nous avons pu gagner non seulement la confiance des chercheurs arabes, ce dont nous sommes fiers mais également celle des chercheurs occidentaux, Turcs et autres.
Activités de la Fondation Temimi : les congrès
Nous avons réussi à organiser toutes les rencontres annoncées dans le programme de 1998 (voir le numéro 9 de ce bulletin), ainsi pour l'année écoulée (1998) nous avons organisé les congrès suivants:
14-17 mars 1998 : La IIIe Table Ronde sur : Chrétiens et Musulmans à l'époque de la Renaissance.
17-20 Avril 1998 : Le IVe Congrès International de la Recherche Scientifique sur : Crise de la recherche en sciences humaines et sociales et fuite des cerveaux dans le monde arabe et en Turquie.
10-13 Septembre 1998 : Le IIIe Congrès International sur : le Corpus d'archéologie Ottomane dans le monde.
1-4 Octobre 1998 : Le IIe Congrès sur : Cultures et conscience nationale dans le monde arabe contemporain, avec pour thèmes : Représentations plurielles de l'histoire/ Différentes formes d'expressions culturelles/ Rôle des mouvements associatifs, culturels et sportifs dans la conscience nationale. C'est dans le cadre du Forum d'Histoire Contemporaine qui s'est créé au sein de la Fondation, que s'est tenu le deuxième congrès auquel ont participé des historiens maghrébins contemporanistes voir le rapport final dans notre site web. Le 3e congrès sera organisé au Maroc, dans le cadre d'un partenariat scientifique intermaghrébin, avec la Faculté des Lettres de Meknès, sur le thème suivant : Enjeux nationaux et impact des changements internationaux sur le Maghreb contemporain du 26 au 29 Octobre 1999.
15-19 Octobre 1998 : Le VIIIe Symposium International d'Études Ottomanes sur : La marine et les routes commerciales ottomanes, avec pour thèmes : La flotte ottomane/ Les ports/ Les voies commerciales maritimes et terrestres/ La course ; voir aussi son rapport final inséré dans notre site web.
Cette série de symposiums réguliers depuis 1982, a en effet un impact très positif sur les nouvelles problématiques d'histoire des provinces arabes à l'époque ottomane.
10-12 Décembre 1998 : La première table ronde du dialogue arabo-turc sur : Le Kémalisme et les Kémalistes. C'est la première rencontre du dialogue arabo-turc sur le kémalisme et les kémalistes, sujet tabou pour les uns, mais qui mérite d'être débattu pleinement et ce pour mieux comprendre cette expérience moderniste.
Ont assisté à cette rencontre une pléiade de spécialistes arabes et turcs et pour la première fois une présence turque hautement qualifiée et d'un très haut niveau a pu participer à cette table ronde : le dialogue qui s'est instauré entre Arabes et Turcs sur bien des problématiques de modernisation à la Turque, a fait l'objet d'un débat totalement libre et a soumis pour la première fois, le bilan du Kémalisme, et les points tant positifs que négatifs, à la discussion ; voir à ce propos le rapport final publié à la fin de ce bulletin.
Par ailleurs nous pouvons ajouter à cette liste un autre congrès, qui bien qu'il ne se soit pas tenu à Zaghouan, a été encadré par la Fondation qui est le siège de l'Arab Federation for Libraries and Information (AFLI) présidée par le Prof. Abdeljelil Temimi ; c'est le IXe Congrès inter-arabe sur : La stratégie arabe commune des informations à l'ère des communications ; ce congrès a été organisé à Damas du 21 au 25 Octobre 1998 avec la participation de 465 chercheurs et spécialistes de 17 pays arabes : Algérie, Arabie Séoudite, Bahreïn, Égypte, Émirats Arabes Unis, Irak, Jordanie, Koweït, Liban, Palestine, Qatar, Soudan, Sultanat d'Oman, Syrie, Tunisie, Yémen, en plus de l'ALECSO, du Centre de Documentation et d'Information de la Ligue Arabe, de la Maison Méditerranéenne des Sciences de l'Homme (Aix-en-Provence - France). Ce congrès est considéré comme le plus grand rassemblement scientifique jamais vu dans le monde arabe.
Réseau de communication arabe et internationale
Les correspondances :
Le bureau d'ordre a enregistré pour l'année 1998 l'arrivée de 1875 correspondances y compris celles adressées à l'Arab Federation for Libraries and Information (AFLI); ce chiffre a été de 1510 pour l'année écoulée donc une évolution de 24 %. Quant aux départs, ils sont au nombre de 744, correspondances de l'AFLI comprises et pourtant ce chiffre ne permet pas d'appréhender le volume de nos départs puisque 70 correspondances sont d'ordre général, surtout des circulaires qui sont adressées à des dizaines voire des centaines de destinataires pour chaque congrès.
Mais pour avoir une idée assez proche sur nos relations, notons qu'elles sont entretenues avec 53 pays qu'on peut diviser comme suit :
La Tunisie : avec 348 des arrivées et 147 des départs ; ces chiffres ont enregistré une relative diminution au profit des autres pays, ce qui confirme une fois de plus le renforcement de nos relations avec l'étranger sans toucher toutefois au degré d'intégration de notre Fondation dans l'espace national tunisien.
Les pays arabes : avec un total de 936 de nos arrivées soit 49,9 % et 361 des départs soit 46,7% contre respectivement 31,9% et 36,3 % en 1997. En effet, l'évolution de la part des pays arabes est due essentiellement aux correspondances de l'AFLI. Ainsi, si on tient compte des chiffres des départs et des arrivés à la fois, on peut distinguer les trois sous-ensembles suivants :
- + 100 correspondances : Algérie avec 148 arrivées et 63 départs ; Égypte 110 et 54 ; Jordanie 101 et 26 ; Libye 96 et 23.
- 50 -99 correspondances : Liban 74 et 18 ; Syrie 56 et 30 ; Arabie Séoudite : 50 et 30 ; Maroc 67 et 18 ; Koweït 40 et 27 ; Émirats Arabes Unis 33 et 35.
- 25 - 50 correspondances : Soudan 34 ; Iraq 35 et 10 ; Palestine 23 et 12 ; Yémen 29 et 9.
- - 25 correspondances : Sultanat d'Oman 17 et 1 ; Qatar 11 et 3 ; Bahreïn 9 et 1, Mauritanie 3.
Les autres pays :avec 627 des arrivées et 268 des départs contre respectivement 468 et 216 en 1997.
Parmi 33 pays étrangers, nous entretenons des contacts assez étroits avec les chercheurs et institutions des quatre pays suivants : France 130 des arrivées et 32 des départs ; Turquie 78 et 35 ; États-Unis 74 et 16 ; Espagne 41 et 17. C'est la même observation qu'on a enregistré l'année dernière ; notons par ailleurs qu'avec l'Italie également nos relations sont en nette croissance avec 37 des arrivées et 11 des départs. Ces cinq pays appartiennent en effet à des espaces linguistiques et culturels différents.
Quant aux autres pays, on peut les subdiviser comme suit :
- + 25 correspondances : Pays-Bas 32 et 6 ; Royaume-Uni 23 et 3 ; Japon 29 et 3.
- 10 - 25 correspondances : Suède avec un total de 22 ; Allemagne 15 ; Bulgarie 19 ; Canada 10.
- - 10 correspondances : Puorto Rico, Sénégal, Ouzbékistan, Danemark, Hongrie, Belgique, Mali, Malte, Grèce, Autriche, Portugal, Burkina-Faso, Chypre, Iran, Pologne, Russie, Suisse, Roumanie, Albanie, Yougoslavie, Malaisie et Argentine, Macédonie et Cameroun.
Cet éventail très large des relations scientifiques de la Fondation tissées avec les pays arabes et aussi à travers le monde, prouve la bonne réputation scientifique de notre Fondation ; d'ailleurs le volume de courrier électronique reçu jusqu'aujourd'hui a facilité, à une vitesse vertigineuse, des contacts avec un large public depuis le lancement de notre E. Mail fin avril 98, 120 correspondances nous sont parvenues par cette voie ; les 110 pages de la Fondation sur Internet installé depuis le 6 juillet 1998, ont établi un véritable dialogue avec les chercheurs toutes nationalités confondues, qui ont exprimé leur estime quant au contenu et à la philosophie de notre site web.
Les déplacements à l'étranger :
En 1998, le professur Abdeljelil Temimi s'est rendu dans les pays suivants :
14-17 Février 1998 : Algérie, et ce pour participer à un colloque organisé par les Archives Nationales d'Algérie.
28 Février - 5 Mars : Italie, invité par l'Université de Rome pour participer à un congrès international sur les Sadat Achraf où il a présenté une communication sur : le rôle des Sadat Achraf dans l'Empire Ottoman.
23-26 Avril : Suède pour participer à une conférence internationale organisée par le Ministère Suédois des Affaires Étrangères, dans laquelle il a présenté une communication key-note intitulée : "Recherches d'Histoire et de Systèmes de valeurs comparés : Europe / Monde Arabo-musulman".
27-28 Avril : Paris et Aix-en-Provence.
10-15 Mai 1998 : Maroc pour participer à un colloque à la Faculté des Lettres et Sciences Humaines de Tétouan où il y a présenté une communication intitulée :"Stratégie du dialogue académique avec les chercheurs et les historiens occidentaux sur les relations arabo-africaines".
29-30 Juillet 1998 : Syrie, dans le cadre des préparatifs du IXe congrès de l'Arab Federation for Libraries and Information (AFLI).
21-26 Novembre : Syrie pour veiller au IXe congrès interarabe de l'AFLI.
28-4 Novembre 1998 : Turquie , invité par le Département d'Histoire de l'Université Bilkent d'Ankara.
22-27 Novembre 1998 : Jordanie pour participer à une conférence organisée par l'Institut Diplomatique Jordanien à Amman.
Coopération Internationale :
Notre fondation s'emploie à tisser des relations très étroites avec nombre d'institutions de recherche scientifique dans le monde ; durant 1998,
nous avons signé des accords de coopération avec les institutions suivantes :
Le National Information Center de Syrie, avec lequel on a organisé déjà le IXe congrès de l'AFLI.
Le Centre Arabe des Études Stratégiques, présidé par S.E. Ali Abdallah Naceur, ex-président de la République du Yémen du Sud.
Par ailleurs, notre Fondation vient de signer une convention avec la Société Tunisienne TUNISAIR pour faire bénéficier
les participants aux manifestations organisées par la Fondation d'une réduction sur les tarifs excursions, sur TUNISAIR.
Congrès
1 - 4 Mars 1999, Le Ve Congrès International de la recherche scientifique sur : La production du savoir scientifique et la liberté d'expression dans les universités et les centres de recherche Arabes et Turcs.
13 - 16 Mai 1999, Le IXe Symposium International d'études Morisques sur : La moriscologie : orientation, méthodologie et sources documentaires nouvelles.
26 - 30 Août 1999, La 21ème conférence Méditerranéenne du Dowling College, institution sise aux États-Unis. Notons que la 20ème conférence a été organisée à l'Université de Valence en Espagne, la 22ème conférence
sera organisée en l'an 2000 en Croatie et la 23ème en 2001 en Turquie.
15 - 18 Septembre 1999, La deuxième Table Ronde du dialogue arabo-turc sur : Modernisation politique et économique en Turquie et dans le monde arabe : problématiques et perspectives
Participation de la Fondation pour l'organisation du Xe congrès interarabe sur le thème suivant :
Les bibliothèques et l'édition électronique et services d'information dans le monde arabe : perspectives et défis, congrès qui se déroulera du 9 au 13 octobre 1999 en Tunisie.
Participation de la Fondation pour l'organisation de la troisième réunion du Forum d'Histoire contemporaine à Meknès sur le thème :
Enjeux nationaux et impact des changements internationaux sur le Maghreb contemporain.
Première rencontre tunisienne et internationale sur : Habib Bourguiba : parcours d'un Président 1956-1987.
Futures Publications de la Fondation prévues pour l'année 99 :
Correspondances de Kheyreddine Pacha, T. I.

Abdeljelil Temimi,
Etudes et documents d'Histoire Maghrébine à l'époque moderne.

Index de la
RHM du N° 73 au N° 92.
RHM, Nos 93 -94, 95-96.

Actes du IVe Congrès International de la recherche scientifique sur :
Crise de la recherche scientifique en sciences humaines et sociales et fuite des cerveaux dans le monde arabe et en Turquie.

A. Temimi :
La recherche scientifique en sciences humaines et sociales en Tunisie et dans les pays arabes.
Mélanges Maria Soledad Carrasco Urgoiti.

Actes du VIIIe symposium International d'études morisques sur :
Images des morisques dans la littérature et les arts.

Actes de la première table ronde Arabo-Turque sur :
Le Kémalisme et les Kémalistes.

Actes du IIe congrès sur :
Cultures et conscience nationale dans le monde arabe contemporain.
RAADI, Nos 5-6.
AHROS, Nos 19-20.
Mélanges Machiel Kiel.

Actes du IIIe congrès sur :
Corpus d'Archéologie Ottomane dans le monde.

Actes du IIIe congrès sur :
Chrétiens et Musulmans à l'époque de la Renaissance.

A. Temimi, Historiens arabes et méthodologie de l'écriture de l'histoire arabe : un premier bilan et perspectives.

Identité et religion des morisco- andalous (texte en langue arabe).

Actes du VIIIe Symposium International d'études ottomanes sur : La marine et les routes commerciales ottomanes.
Messages de la transparence et de la sincérité
Le débat scientifique interarabe :
A plusieurs reprises, nous avons dénoncé l'attitude et le comportement irresponsables de certaines doyens et directeurs d'institutions de recherches en Tunisie et dans le monde arabe, attitudes propres à nuire à la réputation de nos pays, car la responsabilité scientifique exige une transparence, un dévouement et de bonnes décisions qui respectent toutes les spécificités ; nous remarquons que la politique des slogans continue, raison pour laquelle s pays arabes ; leurs actions répondent à des stratégies et des enjeux divers, mais il s'avère que certaines d'entre elles se sont laissées influencées par les pays d'accueil. Eu égard à des tactiques politiques très étroites, les actions qu'elles mènent ont de plus en plus de portée toute relative et sans impact réel et palpable sur le monde du savoir et des chercheurs qui sont toujours relégués au dernier intérêt de leur préoccupation....
D'ailleurs aucune évaluation collective, à notre connaissance n'a eu lieu ; est-il temps de le faire ?
Les Universités privées dans le monde arabe :Début novembre 1998, j'ai été invité par l'Université Bilkent pour y donner une série de conférences.
J'avoue que j'ai été ébloui par cette université, de dix mille étudiants en toute discipline, la meilleure au Moyen Orient. Sise en banlieue d'Ankara, elle couvre plusieurs centaines d'hectares, elle a ses propres laboratoires, des résidences pour le corps enseignant etc. Quant à son budget, il est de soixante-dix millions de dollars, dont un million huit cent mille sont consacrés aux nouvelles acquisitions ; elle est aussi connectée à Internet pour des cycles de conférences données par des autorités internationales. Où en sont les universités privées dans le monde arabe ? Malheureusement celles-ci sont créés sans considération scientifique. Où en sont aussi les universités étatiques, y compris celles du Golfe ? Où en est l'état des acquisitions et de leurs bibliothèques ? Malheureusement ces questions ne sont jamais posées !
L'indépendance scientifique administrative et financière de notre Fondation :Notre Fondation est indépendante scientifiquement et financièrement ; beaucoup de rumeurs ont circulé que l'Arabie Séoudite ou autres pays du Golfe ont aidé financièrement la Fondation ; puis-je le confirmer ici que notre Fondation n'a reçu durant les quatre dernières années, aucune subvention de quiconque que ce soit de la Tunisie, des pays arabes pétroliers, de l'Occident pour l'achèvement de la construction ou la gestion quotidienne ou encore pour faire face au coût très élevé de nos nombreuses publications, ce qui nous a causé beaucoup de difficultés jusqu'aujourd'hui dans le meublement de la Fondation et l'affrontement des dépenses nécessaires pour un bon fonctionnement ; je dois l'annoncer ici sans détours, que l'Arabie Séoudite s'est engagée depuis plus de quatre ans à construire la salle de conférence après avoir déposé la première pierre dans une rencontre grandiose, mais malheureusement elle s'est désistée depuis et n'a jamais donné d'explication jusqu'à ce jour ; et malgré cela nous continuons à coopérer avec une élite de chercheurs académiciens séoudiens. La Fondation est fière d'avoir entretenu avec eux depuis une vingtaine d'années, une coopération exemplaire à bien des niveaux .. Ceci dit, nous continuons à mener notre combat intellectuel sans relâche avec la même foi, ténacité et probité ; c'est bien le message de la sincérité et de la transparence que nous dédicaçons à ces dizaines de centres et de fondations dans le monde arabe et ailleurs au regard du monde entier et en particulier des milieux scientifiques internationaux qui nous connaissent bien. Devrons-nous le noter ici que notre Fondation, bien que sa construction soit complètement achevée, a besoin d'être meublée afin que cet espace à architecture unique, soit utilisé pour renforcer le dialogue entre peuples, cultures et civilisations.
Un document à lire et à retenir
Nous venons d'organiser une table ronde, pas comme les autres, dont le thème porte sur : le Kémalisme et les Kémalistes. Nous avons le plaisir d'en reproduire ci-après le rapport final :
"Sur invitation de La Fondation Temimi pour la Recherche Scientifique et l'Information, (FTERSI) s'est tenue à Zaghouan du 10 au 12 Décembre 1998, la première table ronde du dialogue arabo-turc sur : Le Kémalisme et les Kémalistes.
La séance d'inauguration s'est déroulée au sein de la Fondation, en présence de MM. Mümtaz Soysal, ancien Ministre turc des Affaires Étrangères, Ahmed Kislali, ancien Ministre Turc de la Culture et Yahya Houssine El Archi, ancien Ministre Yéménite de la Culture et actuel Ambassadeur du Yémen en Tunisie.
Cette table ronde a rassemblé une pléiade d'éminents spécialistes, chercheurs et historiens Arabes et Turcs. C'est ainsi qu'à travers huit séances scientifiques, une vingtaine de communications en français, en anglais et en turc ont été présentées et ont suscité un véritable et libre débat, riche et responsable sur un très grand nombre de problématiques à savoir : les relations arabo-turques, la modernisation en Turquie et dans le monde arabe, la perception et l'image d'Atatürk et de la Turquie nouvelle parmi les élites et les différentes opinions publiques arabes ; islam et laïcité, société civile et démocratie ; les réformes du Kémalisme et l'émancipation de la femme ; le Kémalisme comme idéologie de modernisation en Turquie et comme modèle qui mérite d'être étudié avec beaucoup de soin et d'attention dans le monde arabo-musulman eu égard à de nouvelles données scientifiques disponibles aujourd'hui.
D'autre part, une séance plénière fut consacrée à un débat ouvert sur les mécanismes et l'avenir du Kémalisme et son impact, ainsi que le rôle que doivent jouer les historiens contemporanistes pour traiter objectivement tous les sujets relatifs à l'étude de ces dossiers. Les participants ont débattu aussi longuement les différentes propositions concernant le suivi de ce dialogue arabo-turc qui nécessite la multiplication de rencontres scientifiques similaires pour promouvoir ce dialogue interdisciplinaire où les différentes composantes d'opinion seront fidèlement représentées sur un sujet quasi-tabou du côté arabe, ce qui confirme inéluctablement cette nouvelle conception du partenariat scientifique arabo-turc que nous devons tâcher de défendre et de faire adopter par les instances universitaires et politiques de part et d'autre.
Les participants, conscients de l'importance de la pensée Kémaliste aujourd'hui, appellent les Kémalistes Turcs à établir avec les chercheurs et historiens arabes un échange scientifique sur le Kémalisme dans le monde arabo-musulman et ailleurs, comme ils appellent le monde arabe à respecter les choix décisifs et historiques du peuple turc.
Les participants ont débattu les différentes propositions relatives aux thèmes de la deuxième table ronde qui se déroulera au sein de la Fondation, prévue pour les 15-19 septembre 1999, pour traiter le sujet suivant :
Modernisation politique et économique en Turquie et dans le monde arabe : Problématiques et Perspectives.
Les participants remercient son Excellence le Prof. Dr. Hüseyin Pazarci, Ambassadeur de Turquie en Tunisie d'avoir mené un travail continu pour la réalisation de cette première table ronde et d'avoir offert une réception en l'honneur des congressistes à la Résidence de l'Ambassade ; comme ils remercient la Fondation d'Etudes sur le Moyen Orient et les Pays Balkaniques d'Istanbul, le Ministère turc des Affaires Etrangères et le Ministère Turc de la Culture pour avoir facilité la participation des congressistes Turcs. Les participants expriment également leur satisfaction quant à l'organisation très efficace et au bon déroulement de ce congrès, dans un climat de liberté d'expression totale, de tolérance et de respect entre tous et remercient la Fondation Temimi pour la Recherche Scientifique et l'Information qui a assumé l'initiative de cette première table ronde afin de créer les conditions favorables à sa pleine réussite.
D'autres part, ils louent les efforts continus du Professeur Abdeljelil Temimi pour l'organisation de ces congrès spécialisés réunissant souvent une pléiade de chercheurs et historiens Arabes et Turcs".