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La recherche scientifique en sciences humaines |
N° 11, Juillet 1998 Retour aux autres numérosBulletin de la : Fondation Temimi pour la Recherche Scientifique et l'Information |
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Ce bulletin trimestriel est devevu un rendez-vous très attendu de beaucoup de chercheurs tant arabes qu'internationaux eu égard à ses informations et à ses analyses originales de la situation de la recherche scientifique en Tunisie et dans les pays arabes, analyses qui ne ménagent ni les personnes, ni les responsables et non plus les ministères concernés par la recherche scientifique; en outre ce bulletin tâche de transmettre un message de foi et de transparence mais surtout le message d'une nouvelle et jeune génération de chercheurs qui croit à la valeur de la recherche malgré les contraintes et les souffrances qu'elle est en train de subir.
Les diverses activités scientifiques que notre Fondation a réussi à réaliser sur le plan interarabe et international, font honneur à tout chercheur, car l'institution de recherche privée est désormais le meilleur garant de la rentabilité, de l'efficacité et de l'impact sur le processus de la recherche; le meilleur exemple en est la publication au mois de Mai dernier de la Revue d'Histoire Maghrébine (RHM) pour cette année, nos 89-90 et 91-92 en 1248 p. (oui 1248 p.); l'occasion nous est donc offerte pour faire le bilan des 25 années de son existence; la RHM a publié 1266 études qui nous sont parvenues d'une trentaine de pays avec un total de 20615 pages en français, arabe, anglais et espagnol. D'autre part, le Dowling College's Mediterranean XX Conference qui se tiendra du 7 au 12 du mois courant à Valence, en Espagne, est une autre occasion qui nous a permis de faire le bilan des études ottomanes publiées par notre Fondation; ainsi, nous avons publié jusqu'aujourd'hui 919 études. Nous n'évoquons pas ici les 70 monographies scientifiques ni les deux autres périodiques publiés par notre fondation à savoir l'Arab Historical Review for Ottoman Studies (AHROS) et la Revue Arabe d'Archives, de Documentation et d'Information (RAADI). Notre bilan est en soi un message pour que toute institution universitaire et de recherche scientifique fasse le sien; l'évaluation est une étape que nous réclamons avec insistance et transparence, car trop d'institutions universitaires avec des budgets énormes n'ont rien fait et continuent à ne rien faire, l'histoire en prononcera son jugement. D'autre part et après maintes difficultés de tout genre, nous sommes parvenus à créer une site web avec une centaine de pages où vous pouvez naviguer librement et trouver toutes les informations sur nos dernières publications, la liste des futurs congrès durant l'année en cours et l'année prochaine, les éventuels participants et une galerie de photos. Dorénavant notre site sera enrichi régulièrement par les nouvelles et diverses activités scientifiques; n'hésitez pas à nous contacter pour avoir d'autres renseignements; nous sommes là pour servir le dialogue et l'interchange scientifique international; grand merci à l'Aupelf-Uref de nous avoir facilité la tâche, pour mettre notre site à la portée du monde de la recherche francophone.
Voici donc le code de notre site web: http://www.refer.org/fondationtemimi

Pendant les trois derniers mois (Avril - Mai - Juin 1998), la Fondation a publié les quatre volumes suivants :
Ahmed Jdey, Documents inédits sur la tribu de Majeur au XIXe siècle, 136 p. (en arabe + un résumé condensé en français + index), Zaghouan, Avril 1998. ISBN 9973-719-75-1.
Cet ouvrage fait partie d'une trilogie sur les tribus et les villages du centre-ouest de la Tunisie; le premier étant sur la tribu des fraichiches. Cette région fut le domaine de la fameuse révolte d'Ali Ben Ghedahem déclenchée en 1864 d'où l'importance des documents inédits, tirés des Archives Nationales Tunisiennes, au nombre de 182, publiés dans cet ouvrage.
Revue d'Histoire Maghrébine, N° 89-90, Mai 1998, ISSN 0330-8987, 610 p.
Revue d'Histoire Maghrébine, N° 91-92, Mai 1998, ISSN 0330-8987, 638 p.
Dans la préface, intitulée : "Les vingt-cinq bougies de la Revue d'Histoire Maghrébine (RHM) (Janvier 1974 - Mai 1998", le Prof Abdeljelil Temimi a fait le bilan de ce périodique en évoquant les circonstances de sa création et en dressant cinq tableaux à partir desquels on peut avoir une idée précise et claire sur le contenu et l'orientation de la RHM.
On peut citer entre autres participants tunisiens uniquement pour les numéros de cette année: Aïssa (L.), Allani (A.), Aribi (A.), Ayachi (M.), Bendana (K.), Dhifallah (M.), Ferdjani (Kh.), Gafsi (A.), Hamrouni (A.), Kacem (A.), Kazdaghli (H.), Kraiem (M.), Maatoug (F.), Mansar (A.), Manaï (A.), Temimi (A.), Timoumi (H.) ...
Quant aux chercheurs maghrébins on peut citer : Belkacemi (B.), Benabboud (M.), Benjalloun (A.), El Ghachi (M.), Filali (K.), Ghalem (M.), Tablit (A.), Tweel (A.)... En plus d'autres chercheurs de Turquie, du Machreq, d'Europe et des USA.
Fethi Lissir, Les tribus de l'extrême sud tunisien sous administration militaire française : cas de la confédération de Ourghemma (1882-1939), 404 p. Zaghouan, Juin 1998. ISBN 9973-719-76-X.
Cet ouvrage est le texte d'une thèse de 3e cycle soutenue à la Faculté des Sciences Humaines et Sociales de Tunis. La problématique de ce travail peut se résumer comme suit : Colonisation française et formations tribales marginales en Tunisie, le cadre géographique étant le sud-est tunisien. L'auteur y a étudié les principales étapes du processus de "pacification", de sédentarisation et d'insertion des Ourghemmas; il a décrit les réactions de cette tribu et a souligné les limites d'une telle entrepise.

Comme nous l'avons promis, nous publions ci-après le rapport final du IVe Congrès de la recherche scientifique sur : Crise de la recherche scientifique en sciences humaines et sociales et fuite des cerveaux dans le monde arabe et en Turquie, congrès qui fut organisé du 17 au 19 Avril 1998.
"Sur invitation de la Fondation Temimi pour la Recherche Scientifique et l'Information, s'est tenu, les 17, 18 et 19 Avril 1998, le IVe Congrès International de la Recherche Scientifique en Sciences Humaines et Sociales sur :
Crise de la recherche en sciences humaines et sociales et fuite des cerveaux dans le monde arabe et en Turquie
dont la séance d'ouverture s'est déroulée en la présence de MM. Hassan Alleya, Gouverneur de Zaghouan, Mohamed Talbi, Professeur émérite ainsi que S.E. l'Ambassadeur de Mauritanie à Tunis, le Chargé d'Affaires de l'Ambassade du Royaume d'Arabie Séoudite et le Conseiller Culturel de l'Ambassade du Maroc à Tunis. Y ont pris part également vingt-quatre chercheurs de différentes institutions universitaires et de recherche des pays suivants : Algérie, Arabie Séoudite, Emirats Arabes Unis, Irak, Libye, Pays-Bas, Qatar, Suède, Syrie, Tunisie et Turquie.
Dix séances scientifiques ont partagé les vingt et une communications données, en sus d'une séance de débat ouvert pendant laquelle les chercheurs ont évoqué de nouveaux aspects de ce dossier et son apport au développement du monde arabe et de la Turquie. Les actes du congrès ainsi que les débats, caractérisés par le sérieux et la richesse, se sont déroulés dans un climat de liberté d'expression totale ce qui répond à la sérénité et à la responsabilité des chercheurs quelle que soit leur spécialité ou leur appartenance idéologique.
Après un riche débat, les participants ont soulevé les problématiques suivantes :
1- Absence d'une stratégie de recherche ayant des objectifs clairs dans les institutions scientifiques du même pays ou du monde arabe, ce qui entrave toute planification saine pour un développement intégral.
2- Manque de ressources et de budgets adéquats à la recherche scientifique en tant qu'une des priorités fondamentales du développement.
3- La Fuite des cerveaux considérée comme l'un des défis majeurs au processus du développement du monde arabe et de la Turquie, eu égard à leur nombre, à leur capacité ainsi qu'aux circonstances de leur fuite, ce qui a empêché certaines universités et centres de recherches d'assumer leur rôle d'enseignement et de recherche.
4- Manque de publications scientifiques réalisées par des chercheurs et universitaires dans le monde arabe d'où le peu d'intérêt accordé à leurs travaux de recherche. On a évoqué également la difficulté d'accès aux différents moyens d'informations nécessaires à la recherche scientifique.
Ces entraves ont pour conséquence l'absence d'un climat de liberté sereine dans nos institutions de recherche scientifique ainsi qu'une crise aiguë qui est à l'origine de la fuite des cerveaux dans le monde arabe et en Turquie.
Ainsi, les participants recommandent ce qui suit :
1- La nécessité de créer des institutions scientifiques centrales dans chacun des pays arabes, ayant pour tâche la planification et la mise en application des programmes de recherche scientifique et la coordination entre eux, tout en encourageant toute initiative dans tous les domaines de recherche sans restriction aucune.
2- L'encouragement et la création d'institutions et de centres de recherche privés dans le but de promouvoir les différents activités et programmes de recherche et enrichir le développement du savoir.
3- Le dossier de la fuite des cerveaux exige qu'on l'étudie avec responsabilité et esprit patriotique et ce pour adopter une stratégie active afin d'atténuer le flux migratoire et réinsérer les cerveaux en fuite, en respectant leur liberté d'expression réclamée de part et d'autre et en améliorant les conditions matérielles pour qu'ils participent au processus du développement, faute de quoi, ce problème demeurera sans solution.
4- Les directeurs d'institutions de recherche scientifique devront avoir les qualités de compétence et d'efficacité, d'ouverture et surtout aux jeunes; leur nomination ne devrait pas être pour des considérations de clientélisme, personnelle ou partisane et leur mandat ne devrait pas dépasser six ans dans tous les cas.
5- L'établissement d'un réseau d'information reliant les universités au sein du même pays et ceux-ci aux autres universités arabes; les chercheurs sont ainsi invités à exploiter les nouveaux réseaux d'information en diverses langues, informations tirées des groupes de recherche dans différentes disciplines.
6- Le soutien financier aux institutions, centres de recherche et universités, pour effectuer des recherches d'équipes couvrant l'espace interarabe.
Les congressistes recommandent l'organisation du Ve congrès sur le thème suivant :
La production du savoir scientifique et la liberté d'expression dans les universités et les centres de recherche arabes et turcs
au printemps de 1999. Ils remercient par ailleurs la Fondation Temimi pour la Recherche Scientifique et l'Information qui a assumé l'organisation de ce congrès en créant les conditions favorables à sa réussite; ce qui la place désormais comme l'un des espaces les plus dynamiques à l'échelle internationale."

Sur invitation du Ministère Suédois des Affaires Etrangères, le Prof. Abdeljelil Temimi s'est rendu à Stockholm du 23 au 26 Avril pour participer à une conférence internationale sur : Dialogue des cultures et des civilisations, en présentant une communication, Key-note ayant pour titre : "Recherches d'Histoires et de systèmes de valeurs comparés : Europe / Monde Arabo-Musulman."
Cette conférence, à laquelle a participé un très grand nombre de décideurs politiques de presque tous les pays méditerranéens, a fait l'objet d'un débat très sérieux quant à l'avenir de la coopération scientifique Nord-Sud; la Tunisie, qui milite pour le renforcement de cette coopération méditerranéenne et se distingue toujours sur un dossier qui lui est particulièrement cher, s'est distinguée pour la première fois, par son absence inaccoutumée; notre devoir est de bien défendre son rayonnement, sa dynamique tant sur le plan interarabe qu'international.
Du 10 au 15 Mai 1998, Le Prof. A. Temimi a effectué une visite au Maroc pour participer à un colloque tenu à la Faculté des Lettres et Sciences Humaines et Sociales de Tétouan sur : La communication culturelle et sociale entre les pays africains riverains du Grand Sahara. Sa communication a traité le sujet suivant : "Stratégie du dialogue académique avec les chercheurs et les historiens occidentaux sur les relations arabo-africaines."
Nous relevons par ailleurs le non désintérêt et la timidité des relations qui caractérisent la coopéation scientifique arabo-africaine. Par la même occasion et durant ce voyage au Maroc, le Prof A. Temimi, s'est entretenu avec le Ministre Marocain de la Culture, pour la préparation d'un congrès intermaghrébin sur : Les dimensions intermaghrébines dans la culture, la pensée et la société aux époques moderne et contemporaine, et qui aura lieu les 19-22 Avril 1999.
Une correspondance relative à ce projet fut adressée par l'intermédiaire des Excellences les Ambassadeurs maghrébins accrédités à Tunis, aux Ministres respectifs du Maroc, d'Algérie de Jamahirriya et de Mauritanie.
Dans le cadre des préparatifs du IXe Congrès de l'Arab Federation for Libraries and Information (AFLI), le Prof. Abdeljelil Temimi, président de l'AFLI a eu une entrevue, le 25 Juin 1998, avec une délégation du National Information Center (NICE) de Damas qui contribue à l'organisation de ce congrès panarabe des sciences de l'information et de la bibliothéconomie, sur le sujet suivant : l'internet et le monde arabe. Ce neuvième congrès, le plus grand rassemblement du monde arabe depuis quarante ans, sera l'occasion de présenter plus de 70 communications spécialisées; on a enregistré jusqu'aujourd'hui plus de 300 participations et la liste est encore ouverte.
Notre Fondation est désormais reconnue comme le seul espace qui milite depuis toujours pour une coopération scientifique interarabe.
A l'occasion de l'ouverture du festival du Nesrine de Zaghouan, le 22 Mai 98, L'Alliance Femme et Environnement qui relève de l'Union Nationale de la Femme Tunisienne (UNFT) a organisé dans la salle des conférences de la fondation une journée d'études sur les espèces rares et ce avec la participation d'un grand nombre de cadres régionaux et administratifs.

1-
10-13 Septembre 1998 : Le IIIe Congrès International sur : Corpus d'Archéologie ottomane dans le monde, avec pour thèmes :
-Les fortifications militaires.
-Les monuments civils.
-restauration et conservation.
-Les fouilles actuelles dans le monde et les projets pour le futur.
2-
1-4 Octobre 1998 : Le IIe Congrès sur : Cultures et conscience nationale dans le monde arabe contemporain, avec pour thèmes :
-Représentations de l'histoire chez les élites nationalistes.
-Différentes expressions culturelles : presse, lettres, radios, théâtres, arts plastiques, etc.
-Rôle des mouvements associatifs, culturels et sportifs dans la conscience nationale.
3-
14-18 Octobre 1998 : Le VIIIe Symposium International d'Etudes ottomanes sur : La Marine et les routes commerciales ottomanes, avec les sous-thèmes suivants :
- La flotte ottomane.
- les ports.
- les voies commerciales maritimes et terrestres et la course.
4-
9-12 Décembre 1998 : Un Congrès International sur: Kémalisme et Kémalistes.
5-
1-4 Mars 1999, Le Ve Congrès International de la recherche scientifique sur : La production du savoir scientifique et la liberté d'expression dans les universités et les centres de recherche arabes et Turcs.
6-
19-22 Avril 1999, Une conférence sur : Les dimensions intermaghrébines dans la culture, la pensée et la société Maghrébines aux époques moderne et contemporaine.
7-
13-16 Mai 1999, Le IXe Symposium International d'études Morisques sur : La moriscologie : orientation, méthodologie et sources documentaires nouvelles.
8-
28-31 Mai 1999, La 21ème conférence Méditeranéenne du Dowling College.
9-
12-14 Septembre 1999, Une conférence sur : Les relations arabo-Africaines.

Nous avons déjà publié les premières circulaires des congrès 1, 2 et 3 ( cf. liste), nous avons aujourd'hui le plaisir de reproduire ci-après celles des congrès 4, 5 et 7 tout en promettant de publier dans le numéro 12, Octobre 1998, les circulaires des congrès 6, 8 et 9.
"La production scientifique des chercheurs et les publications universitaires et des centres de recherche sont un indice tangible de l'état de la recherche scientifique en sciences humaines et sociales. En effet si ce thème, soulevé pendant les quatre congrès de la recherche scientifique organisé par notre Fondation, n'y a pas été discuté pleinement, c'est parce qu'il ne figure pas dans l'ordre de jour.
De même pour l'atmosphère générale de la recherche qui est en rapport avec la liberté académique responsable et nationale.
Étant conscients de la nécessite d'aborder ces deux thèmes, les participants au IVe Congrès de la recherche scientifique ont recommandé l'organisation du Ve Congrès de la recherche scientifique sur :
La production du savoir et la liberté d'expression dans les Universités et les centres de recherche arabes et turcs, avec les sous-thèmes suivants :
Evaluation globale de la production scientifique des universités et des centres de recherche arabes et turcs depuis quarante années.
Le chercheur : sa production, sa formation académique.
Le centre de recherche et / ou l'université : leur rapport avec la société.
Les cadres de gestion : leur capacité de programmation, de conceptualisation et de planification pour la mise au point des priorités de recherche.
Pour aborder ces sujets fort intéressants, il importe d'étudier le contexte général dans lequel s'effectue la recherche : exigences, subventions, capacité et ce pour désigner les obstacles ainsi que les stimulants effectifs et fictifs. La diversification des approches comparatives ainsi que l'évaluation préliminaire et globale de la production scientifique dans les universités et les centres de recherche arabes et turcs nous dévoileraient beaucoup de réalités encore méconnues, car nos universités n'ont pas osé jusqu'aujourd'hui les étudier. Notons à cet égard que cette série de congrès concerne le même espace géographique à savoir le monde arabe et la Turquie et ce pour concevoir les contours d'un avenir proche l'un à l'autre.
Le Ve Congrès de la recherche scientifique se déroulera du 1er au 4 Mars 1999, au sein de la fondation qui assumera les frais de séjour et de restauration de tous les congressistes. Nous espérons recevoir vos fiches de participation avant le 31 décembre 1998; la deuxième circulaire qui vous sera adressé au cours du mois de Janvier 1999, vous procurera quelques informations supplémentaires. Mais pour d'amples informations vous pouvez dès maintenant nous contacter par E. Mail; vous pouvez également naviguer dans notre site web, où une centaine de pages sont à votre disposition. Cette première circulaire y est déjà insérée".
"Les participants au VIIIe Symposium International d'Etudes Morisques tenu à la Fondation au mois de mai 1997, ont recommandé l'organisation du IXe symposium en mai 1999 sur :
La moriscologie : orientation, méthodologie et sources documentaires nouvelles
Thèmes qui témoignent des nouvelles conceptions et mécanismes de la recherche scientifique en la matière et ce grâce au recours à des sources documentaires inédites : littérature, poésie, peinture, documents d'archives espagnols en sus des documents d'archives arabes et ottomans.
Ainsi plusieurs aspects de la société morisque et ses influences sur les espaces européens, maghrébins et du Machreq peuvent être dévoilés devant la richesse et la diversité de la production scientifique ; on ne cesse d'exprimer nos désirs du renouveau en adoptant de nouvelles méthodologies et en traitant de nouvelles problématiques qui nous permettent d'approfondir le dialogue et l'interchange sur les différents dossiers relatifs à la société morisque et à ses interactions avec les différents espaces géographiques de l'époque. Dans ce cadre, nous invitons tous les chercheurs et surtout les plus jeunes d'entre eux à déployer leurs efforts pour ouvrir de nouvelles pistes de recherche devant cette spécialité qui occupe désormais une place de choix parmi les autres spécialiés de l'histoire moderne.
A cette occasion, une cérémonie sera organisée en l'honneur du Prof. Maria Soledad Carrasco Urgoiti, dont les Mélanges paraîtront, juste avant le symposium, avec la participation d'une soixantaine de chercheurs internationaux.
La Fondation Temimi et le Comité International d'Etudes Morisques (CIEM) ont le plaisir de vous inviter à prendre part à ce symposium qui se tiendra à Zaghouan du 13 au 16 mai 1999 ; une cotisation symbolique sera annoncée ultérieurement.
La Fondation dispose de 28 appartements ayant la capacité d'accueillir 60 participants ; nous vous prions donc de bien vouloir remplir la fiche de participation et de nous la renvoyer prochainement pour vous assurer une réservation à la Fondation.
Nous vous adresserons ultérieurement d'autres informations complémentaires sur le symposium ; vous trouverez également quelques nouvelles informations sur les activités scientifiques et les récentes publications de la Fondation."

Le 4 Mai 1998, un séminaire a été oganisé à l'Université de Messine en Italie sur : Epidémies et histoire sociale dans la Méditerranée : historiographie et perspectives de recherche. Ont participé à ce séminaire des historiens de France, d'Italie et de Tunisie parmi lesquels : Anne-Marie Moulin, Francesco Manconi, Guiseppe Restifo, Abdelhamid Hénia, Daniel Panzac, Salvatore Speziale.
A l'occasion de la 20e commémoration de la disparition de Mohamed Bel Hassan Ouazzani, la Fondation qui porte son nom proposa la tenue d'un colloque international sur : la démocratie au Maghreb : aspirations, réalisations et perspectives et ce à Fès du 9 au 12 Septembre 1998.
Des spécialistes de tout bort prendront part à cette rencontre pour présenter des exposés permettant de procéder à une évaluation comparative du processus de démocratisation dans trois Etats du Maghreb à savoir l'Algérie, le Maroc et la Tunisie.
Pour d'autres informations s'adresser au Prof. Mohamed Hijji, Président du Comité scientifique de la Fondation, 53 Av. Allal Ben Abdallah, Rabat; ou au Prof. Hassen Ouazzani coordinateur du colloque, Faculté des Sciences Juridiques, Economiques et Sociales Univ. Hassan II, Aïn Chock, BP 8110 Oasis Casablanca, Fax 20 23 43 (A l'attention du Prof Hassan Ouazzani).
A l'issue de l'AG de l'Arbica tenue les 27-28 juin 1998 à Tunis et dont la séance de clôture a été présidée par Prof. Abdeljelil Temimi, un nouveau bureau exécutif a été élu avec comme président Abdelkarim Badjadja (Algérie) : Dr. Abdelmajid Refaï (Syrie) en tant que 1er vice-président; Ibrahim Fathallah Ahmed (Egypte) 2e vice président; Rabie Bannouri (Tunisie), Secrétaire générale Souad Abdullah Atigui (Koweit) Trésorier. Ont été élus également les membres des comités d'information de publication et scientifique. Le 28, les participants ont effectué une visite à la fondation à Zaghouan.

Lors de ma dernière visite au Maroc le 15 Mai, le Président de la République du Portugal s'est rendu en visite officielle au Maroc; j'ai appris par des collègues et amis historiens marocains, que le Président du Portugal était accompagné de douze historiens Portugais: une journée de travail a eu lieu avec leurs collègues marocains et ce pour établir un plan de recherche historique à long terme; en outre le Président Portugais a visité le Mausolée de Muchamid Ibn Abbed, ce qui est important à signaler.
Cet intérêt pour l'histoire et les historiens m'a beaucoup frappé, car dans le monde arabe, histoire et historiens sont marginalisés. La visite du Président de la République Turque Suleimen Demirel en Tunisie tout récemment en est la parfaite illustration; j'aurai été fier pour mon pays, si de telle occasion a fait l'objet d'une commission scientifique entre les historiens de nos deux pays, puisque la Tunisie après trois siècles de présence ottomane est restée l'un des pays arabes le plus marquée par cette longue présence; à l'heure actuelle nombreux sont les jeunes chercheurs qui étudient ou souhaitent étudier l'histoire de notre pays à l'époque ottomane; en outre étant le premier historien arabe à avoir reçu le titre de Doctorat Honoris Causa de l'Université d'Istanbul au mois d'Octobre dernier eu égard aux nombreuses réalisations scientifiques depuis trente ans pour renforcer les relations arabo-turques, aucun geste de reconnaissance à ces efforts n'a pu être signalé de part et d'autre !