3.  STRUCTURE  D'UNE COMMANDE FLOUE




 

3.2/  Interface de fuzzification:

 Les opérateurs utilisés dans la commande floue agissent sur des sous-ensembles flous. Par conséquent, il est nécessaire de transformer les variables non floues provenant du mode extérieur en des sous-ensembles flous. Pour se faire, on utilise un opérateur dit de fuzzification qui associe à une mesure de la variable x0 une fonction d'appartenance particulière µx0(x).

Le choix de l'opérateur de fuzzification dépend de la confiance que l'on accorde aux mesures effectuées. Ainsi si la mesure x0 est exacte, les sous ensemble floue X0 doit être représentée par un fait précis. Par conséquent, on utilise comme opérateur de fuzzification la transformation dite de singleton. La fonction d'appartenance du sous-ensemble flous X0   est alors définie par:

            (3.4)

 La figure 3.2 montre l'aspect de cette fonction d'appartenance.

 Figure 3.2: Méthode de fuzzification pour une mesure exacte

Ainsi, le sous ensemble floues X0 réalisé par cette méthode de fuzzification ne comprend que l'élément x0.

Par contre, si la mesure de la variable est incertaine, par exemple à cause de bruit, le sous ensemble flou X0 doit être représentée par un fait imprécis. On utilise alors une méthode de fuzzification qui associe à la variable mesurée x0 une fonction d'appartenance telle que, par exemple:

                                 (3.5)

La représentation graphique de cette fonction est représentée par la figure 3.3. Ce sous-ensemble flou comprend donc la mesure x0 avec une appartenance unité et les valeurs voisines de x0 avec une appartenance inversement proportionnelle à l'écart avec x0.

La base du triangle () est fonction de l'importance relative des erreurs de mesures. En effet, plus elles sont importantes, plus la mesure de la variable x0 devient imprécise, et donc, plus le triangle doit s'élargir.

 Figure 3.3: Méthode de fuzzification pour une mesure incertaine


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