1.2/
Exemple introductif
Afin de
mieux appréhender la problématique envisagé,
nous proposons, avant l’étude rigoureuse des
divers aspects relatifs à la commande floue,
d’examiner l’exemple qui suit dont le but est de lui
donner une idée de la commande floue en vue de
lui permettre de mieux comprendre l’intérêt
pratique des développement mathématiques
présentés dans la suite de ce volume.

Comment peut-on avoir
de l'eau tiède dans le réservoir
si on ne dispose pas d'appareils de mesure
de températures?
Figure 1.1 |
Considérons
une personne désirant compléter le niveau
d’un réservoir contenant de l’eau à une
température donnée de façon à
emplir ce réservoir d’eau à une température
souhaitée T à l’aide d’un mitigeur. Dans
un premier temps, nous considérons trois températures
possibles de l’eau d’alimentation : froide TF, chaude TC et tiède TT. L’eau du réservoir pourra être
appréciée comme froide, tiède ou
chaude avec une certaine marge d’incertitude si on ne
dispose pas d’appareils de mesure de température.
La commande du mitigeur sera simple :
Si l’eau du réservoir est froide,
mettre de l’eau chaude.
Si l’eau du réservoir est tiède,
mettre de l’eau tiède.
Si l’eau du réservoir est chaude,
mettre de l’eau froide.
Sans appareils de mesure précis, on
a peut-être donné une information plus
nuancée, telle que « tiède
et plutôt chaude » et également
définir des intervalles de température
pour lesquels il n’y a pas d’incertitude comme « l’eau
est nettement chaude » ou « réellement
froide » et des zones pour lesquelles on
peut hésiter.
Dans ce cas, on peut définir une quantification,
éventuelle grossière, du degrés
d'appartenance µ(T) à l’une des classes « tiède »,
« chaud » et «froid ».
la valeur 1 correspond à une appartenance 100%
et 0 à la non appartenance (fig. 1.2).

Figure 1.2 |
Dans l’exemple considéré :
Pour T=TT, l’eau est tiède ;
Pour T<T1, l’eau est froide ;
Pour T>T2, l’eau est chaude ;
Pour T ] T1, TT], on hésite entre froid et tiède.
Pour T ] TT, T2], on hésite entre tiède
et chaud.
Un autre
choix de répartition en classes aurait pu être
défini suivant notre sensibilité, de même
le nombre de classes aurait pu être différent.
Cette phase de répartition en classe de façon
à pouvoir par la suite associer à chaque
classe une décision ou commande donnée :
«si l’eau du réservoir est froide ajouter
de l’eau chaude » correspond au principe
de base de la détermination d’une commande floue.
Pour simplifier nous dirons que la « fuzzification »
est « l’opération » qui
à une valeur donner à la variable associé
un sous ensemble flou particulier. Sa mise en œuvre
conduit «l'expert » à proposer
« une répartition en classes »
des «caractéristiques» des propriétés
considérées.
Si l'on
est maintenant capable de faire une mesure, même
imprécise de la valeur µR
de la température de l'eau du réservoir,
il faut pouvoir en déduire une valeur de la température
d'alimentation. Par exemple, on peut prendre la décision
qui correspond à la classe d'appartenance la
plus probable.
Autres exemples
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