1.3/
Historique
Nous
venons de voir que la logique floue sert à représenter
des connaissances incertaines et imprécises.
La commande floue sert à prendre une décision
même si l'on ne peut pas estimer les entrées/sorties
qu'à partir de prédicats vagues ou lorsque
ses entrée/sorties sont entachées d'erreurs
que l'on peut évaluer que grossièrement.
On conçoit
l'intérêt de faire entrer l'approche floue
dans la régulation ou l'asservissement des processus
industriels, pour lesquels les informations disponibles
sont souvent imprécises, incertaines et parfois
qualitatives, dans des boucles de régulation
parfois incomplètes. Le savoir faire de l'opérateur
, constitué entre autres souvent des règles
simples, lui permet de conduire chaque machine plus
correctement parfois qu'un algorithme classique.
Les prémisses de la logique floue sont apparues
avant les années 1940, avec les premières
approches, par des chercheurs américains, du
concept d'incertitude. Il a fallu attendre 1965, pour
que le concept de sous ensemble floue soit proposé
par L. A. Zadeh, automaticien de réputation internationale,
professeur à l'université de Berkeley
en Californie, qui a contribué à la modélisation
de phénomène sous forme floue, en vue
de pallier les limitations dues aux incertitudes des
modèles classiques à équation différentielle.
En 1974, M. Mamdani expérimentait la théorie
énoncée par Zadeh sur une chaudière
à vapeur, matériel dont on connaît
la complexité, introduisant ainsi la commande
floue dans la régulation d'un processus industriel.
Plusieurs applications ont alors vu le jour en Europe,
pour des systèmes parfois très complexes,
telle la régulation de fours de cimenterie réalisée
par la société F. L. Smidt-Fuller.
Grâce au chercheur japonais M. Sugneo, la logique
floue était introduite au Japon dès 1985.
Les sociétés japonaises compirent l'avantage
à la fois technique et commercial de la logique
floue:
facilité
d'implantation;
solution
de problèmes multivariables complexes;
robustesse
vis à vis des incertitudes;
possibilité
d'intégration du savoir de l'expert.
  
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