La
notion d'univers de discours se conçoit aisément:
reprenons notre concept de température: l'utilisateur
pourra décrire la variable «température»
par un certain nombre de mots: par exemple «chaud»,
«froid», «tiède», ou
«très chaud», «assez chaud»,
«tiède», «assez froid»,
«très froid». Pour chacun de ces
prédicats, on pourra donner une fonction d'appartenance.
L'univers de discours sera considéré comme
le domaine de fonctionnement du processus.
Les problèmes
qui peuvent se poser sont:
En général,
on peut donner un nombre de règles de commande
important, mais l'intérêt de la commande
floue est que seul un petit nombre de règles
est nécessaire. Le nombre de prédicats
dépend essentiellement de la manière dont
l'expert peut décrire le processus et de la précision
souhaitée. Par exemple, en commande floue classique,
5 prédicats (grand, très grand, moyen,
petit, très petit) est un bon compromis; parfois
trois peuvent suffire (dans la cas extrêmes, on
peur aller jusqu'à 7). Les trois prédicats
«petit», «moyen», «grand»
ou «négatif», «positif»,
et «proche de zéro» servent à
la régulation; les autres prédicats servent
à la poursuite. La commande floue permet d'assurer
une transition harmonieuse entre les deux modes
de fonctionnement.
L'univers
de discours d'une variable couvrira l'ensemble des valeurs
prises par cette variable. En pratique, l'intersection
entre deux prédicats consécutifs est non
nulle, de façon à pouvoir exercer une
pondération sur la commande. Il en résulte
un chevauchement des variables qui doit être
suffisant pour permettre une description continue des
variables mais pas trop important pour limiter l'imprécision.
Il est notamment préférable d'éviter
que les fonctions d'appartenance de deux prédicats
voisins soient simultanément égale
à 1.

figure2.3 |
  
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